Église de "Tous les Saints" de Viterne

"L' Eglise de Tous les Saints" datant du XVIIIème siècle occupe le coeur du village depuis sa légère éminence.

Cette église paroissiale fut réédifiée en 1774 sur les fondations d'un sanctuaire plus ancien, probablement élevé au même endroit mais avec une orientation différente.

Elle comporte une nef-halle de 3 vaisseaux et de 4 travées et un choeur pentagonal orienté sud.
 
Il est possible de visiter l'intérieur de l'église, en prenant la petite porte à droite de l'entrée principale (se munir des clés en mairie) ou lors des Journées du Patrimoine.

A signaler un chemin de croix avec des tableaux peints à l'huile, des vitraux riches de coloris et en excellent état datant de 1891-1892, une grotte de Lourdes imposante construite à partir de pierres de roches de la forêt de Viterne. Et à droite en haut de la nef, une Vierge de Pitié en calcaire datant du XVème siècle.

L'église, anciennement vénérée sous le nom de Saint Langui,  est sous la protection de "tous les saints", que l'on peut d'ailleurs admirer sur les vitraux qui l'éclaire.

Le porche avec sa porte monumentale aux pilastres à chapiteaux à guirlandes soutient un fronton dont le centre porte le millésime "1774".

Le clocher couvert d'ardoises est surmonté d'une flèche très fine reposant sur un dôme octogonal. Il dispose de
3 cloches de bronze suspendues qui ont été refondues à plusieurs reprises.
A noter dimanche 2 mai 1993 le baptême par l'abbé Crestani de la nouvelle cloche du carillon dite "Renée Odette"*, la plus petite des 3 cloches, au son le plus aigu (fa dièse) à la place de "Louise Céleste" dont une fêlure qui altérait sa sonorité a conduit à son remplacement.
Les 2 autres cloches se prénomment "Pauline Marguerite"  pour la plus grosse et "Marie Aimée" pour la moyenne.

* Elle a pour parrain M. l'abbé René Jeanson, enfant du pays et pour marraine Mme Odette Bertin, chargée du gardiennage.

À signaler une dalle de ciment scellée dans le sol vers la statue de Jeanne d'Arc, indiquant l'emplacement d'une bombe enfouie depuis le 15 juin 1940. Voir onglet "histoire".

Des messes dominicales s'y déroulent de temps en temps.


 

Chapelle Notre-Dame de la Paix

au lieu-dit Bois de Fréty, en direction du plateau Sainte Barbe, dénommée plus couramment  Chapelle de Frétis ou Chapelle Masson du nom de son constructeur.
Elle mesure 4,24m de large et 5,70m de long et est ornée au dessus de l'autel de 3 vitraux illuminant l'intérieur.

M.Masson, propriétaire terrien, décida en 1892 de construire un premier édifice au-dessus de Viterne. Quatre murs s'élevèrent et on pouvait lire au-dessus de l'entrée l'inscription : "Aux martyrs de Queretaro", M. Masson ayant été particulièrement frappé par la perte de son fils lors de la guerre du Mexique.

Sa situation financière se dégradant, la construction resta à
l'abandon jusqu'en 1948. Puis l'Abbé Thomas, curé de Viterne, reprit le projet en dédiant la chapelle à Notre-Dame-de-la-Paix.
La population y travailla bénévolement et des dons divers affluèrent. La bénédiction eut lieu le 15 août 1951.

Ce fut ensuite un but de promenade dominical avec l'installation de bancs, l'aménagement d'un chemin en pierres de Viterne et la création de massifs par les jeunes du village encadré par l'Abbé Jamin, successeur de l'Abbé Thomas.
Des processions solennelles se déroulèrent le 15 août pendant plusieurs années.



Le Monument aux Morts de la Grande Guerre

Il est situé sur un petit parvis qui mène à la porte d'accès de l'église paroissiale de "Tous les Saints", côté rue de la Mairie, et a été dessiné par A.Colere et sculpté par le statuaire Georgeot de Nancy.

Ce monument en l'honneur et à la mémoire des enfants de Viterne morts pour la France a été érigé peu après la Première Guerre mondiale en partie par le sculpteur lorrain Victor Huel Fils (Nancy 1875-1953). Aucune date ne figure d'ailleurs sur le monument.

On y voit un poilu mourant en train de s'écrouler, main au coeur, drapeau à son bras gauche et fusil tenu par le fût dans la main droite.
Une Victoire ailée en suspension dans les airs lui tend une couronne de lauriers, attribut du vainque
ur.
Croix de guerre au somment.
Le socle est coiffé d'un chapiteau triangulaire avec l'inscription honneur.
Le nom des morts est gravé sur d'élégantes plaques de marbre.
 



  


Mise à jour août 2019.